jeudi 31 janvier 2019

Un Recul Progessif


Un recul Progressif



Le progrès consiste à cracher sur la tombe des ancêtres


Une thèse réaliste bonnement dialectique, défendu par une pluralité de personnes dont la diversité des points de vues ne sont guère unanimes. Mais, faut-il vraiment rompre avec le passé pour progresser ?

           Étant ferment attaché à l’idée de bien vouloir aller de l’avant, de nombreuses personnes, se détournent du passé et rendent les anciens valeurs primée en reniant pratiquement la tradition et les efforts éminents de ceux qui nous ont précédé. Aller de l’avant est certes un impératif majeur auquel ne serait se soustraire quiconque aspire à de plus grand pouvoir de décision pour progresser, mais faut-il pour autant tourner le dos au passé ? Ne doit-on pas au contraire, voir dans le passé un appui indispensable au progrès ?

           Selon certains idéologues, le progrès consiste à faire table rase avec le passé. Autrement dit le progrès n’est possible que dans la mesure où l’on rompt avec l’ œuvre de nos prédécesseurs.  Un argument assez épatant qui fait la controverse de la pensée androcentrique, dont les jeunes en sont les principaux défenseur. Le passée est une période certes éphémère, mais assez affligeante pour s’en souvenir, moins encore pour s’en instruire, disent-ils avec certitude.  Cependant, rejeter en bloc le passé sous prétexte de progresser, se serait un acte suicidaire, diront certains consciencieux progressistes :

Les vrais hommes de progrès sont ceux qui ont pour point de départ un profond respect du passé.

                     En effet, les théories de Newton sont désormais insuffisantes et doivent être compléter par celles d’Albert Einstein. Certes, mais non sans elles. Le véritable progressiste ne peut négliger ce qui fut avant lui : Archimède pour les Physiciens, Lavoisier pour les Chimistes, Pythagore pour les géomètres, Socrate pour les Philosophes, Aimé Césair et Léopold Sédar Senghor pour les Écrivains Africains, Jean Malonga pour les auteurs Congolais et enfin Nelson Mandela pour les politiciens du monde entier, ne peuvent pas être supprimés d’un trait de plume. Apprendre les sciences, c’est apprendre l’histoire des sciences. Les chercheurs ne font les découvertes qu’ après avoir étudier les découvertes de leurs prédécesseurs, même si celles-ci sont dépassés par la suite. Le progrès pour s’accomplir doit donc tenir compte du passé, se servir de ce dernier comme levier c’est-à-dire d’appui. Étant donné l’insaisissabilité du temps; le passé que nous définissons tous par : ce qui fut, qui a été fait ou dit autrefois comme le précise un dictionnaire numérique, semble être le seul moment idéal où l’homme prend connaissance de son histoire pour finalement accorder une valeur à son existence en se remémorant de ce qu’il fît jadis, erreurs incorrigibles, à présent évitables pour un avenir prometteur. Malheureusement,  l’exhaustivité de cet argument, fait naître de divers points de vus qui se heurtent violemment pour susciter un débat de sourd. C’est donc cette ignorance incommensurable et disproportionnelle de l’ indispensabilité du passé qu’est né un désordre bilatéral dans les sociétés actuelles, dites modernisées. En foi de quoi, le mot moderne même, est subjectif  à la réalité actuelle. Vous conviendrez peut-être avec moi, qu’un peuple sans histoire n’a pas d’avenir. d’ailleurs, la notion même de l’avenir est un concept incongru qui relève d’une complexité insaisissable vis-à-vis de l’homme qui ne s’y connaît en rien, puisqu’il en est dépourvu de toute compréhensibilité. Outre les critiques incessantes autour du passé, ce moment demeure la seule connaissance ou l’unique souvenir que l’homme a de ce temps qui s’écoule pour devenir ce que nous appelons le passé. Il faut donc de temps à autre s’y regarder pour avoir une vision projectile de l’avenir. À l’image du rétroviseur, le passé nous permet de regarder d’où l’on vient et ce que nous laissons derrière nous afin de mieux s’adapter à l’avenir.


Le rejet du passé n’a-t-il pas pour conséquence la dégradation morale des sociétés actuelles ? Découvrez cet article sur le même site...

mardi 1 janvier 2019

La Structure du Roman La Mort du silence




La Mort du Silence est un roman de mœurs autobiographique écrit à la troisième personne du singulier, au passé simple et à l’imparfait de l’indicatif. Ce récit de Julfran Dongo a été publié à Brazzaville chez L’Harmattan en 2019.  Il est découpé en deux parties divisées en vingt-huit chapitres non titrés. C’est la première œuvre littéraire achevée par Julfran, dont le premier manuscrit a été auto publié chez Bookelis sur l’internet en 2016 sous le même titre après avoir reçu un refus de la maison d’édition Hemar pour des raisons politique. Une année plus tard, il recevra une demande de publication de la maison d’édition Jets D’Encre siège à Parie en France, et plus tard dans la même semaine une deuxième demande, celle des éditions Chapitre. Puis une troisième provenant de la maison d’édition Lemba (une maison d’édition Congolaise basée en côte d’Ivoire et en France) qui lui suggéra de changer ce titre par « La Fin du Silence » pour des raisons de sécurités.
Mais c’est chez L’Harmattan qu’il finira par publier la version officielle du manuscrit sous le titre de « La Mort du Silence » avec modération et note de pied de page, d’une préface, d’un Avant-Propos et d’une postface dans laquelle il avoue avoir  conscience de n’avoir rien ajouté ni retranché à cette histoire qu’il a réellement vécu de façon illusoire. Le récit de ce fameux roman commence par une expulsion, celle d’Ajmer Bwénissa ; un jeune homme de 22 ans qui après l’obtention de son baccalauréat, décidera de poursuivre ses études universitaires dans son pays pour des raisons financières.
 Malgré son admission au concours d’entrer à l’école normale et supérieure, c’est finalement à la faculté de lettres et des sciences humaines qu’il  trouvera sa place. Trois ans après son intégration en troisième année, tout juste après le dépôt de son dossier pour la licence, il est surpris  par la rumeur qui annonce son renvoi. Un délai de quelques jours lui sera donné pour quitter le lieu définitivement.
Alors qu’il se rend dans le bureau de William Sazim (le superviseur général) pour se quérir de la situation en demandant respectivement une justification juridique  de son expulsion, ce dernier lui reçoit insolemment par des injures en lui imposant de se taire à chaque fois qu’il essaie d’exposer son problème. Gêner par un tel comportement provenant d’un homme dont le statut est celui d’un universitaire, occupant une place important au sein du gouvernement de son État, conseiller du ministre de l’enseignement supérieur, responsable de la littérature en langue française et un proche ami du président de la république, qui s’identifie lui-même comme étant le frère de celui-ci,  Ajmer n’en revient pas ; le silence lui est imposé comme le seul moyen de se faire entendre et de préserver sa place parmi les siens. Voyant en cela une chose inadmissible, il cherche à se libérer de cette emprise dictatoriale et à cette marginalisation dont lui et ses collègues sont victimes. Pour se faire, il faut négocier son intégration afin de bien  avoir la possibilité de démanteler ce réseau mafieux une fois réintégrer. Ignorant ce plan, William Sazim va lui proposer soit la sodomie soit une amande de cent mille francs pour assurer sa réintégration. Connaissant ses valeurs religieuses, Ajmer opte pour la seconde option.

Hélas ! L’argent lui fera défaut. N’étant pas activiste ni   boursier, trouver ladite somme lui parait indigne. De retour à Ngouari où il vit avec ses parents, une seconde nouvelle lui prend la tête, la mort de son père, une perte soudaine qui occasionnera deux autres : celle  de sa demeure familiale et la perte d’emploi de sa mère qui n’est pas loin une preuve de son impossibilité à trouver dans l’immédiat les cent mille francs qui lui sont demandé, c’est donc une amie Mélanie (très amoureuse de lui) qui va le  lui en remettre. Mais en vain. Au moment où William Sazim lui annonce ouvertement son expulsion, c’est à ce moment même qu’il sort pour s’entraider avec ses collègues qui veulent tant qu’il reste. N’ayant aucune raison pour justifier cette expulsion,  William Sazim convoque un assemblé sous la forme d’un procès, où Ajmer est accusé d’outrage et d’entrave au silence par la hiérarchie de la faculté de Lettres et des Sciences Humaines, où il se trouve être Étudiant en troisième Année de licence. Voyant en William Sazim et en toute sa bande quelque  chose impie étroitement liée à leur comportement et à leur état d’âme et moral, Ajmer se concerte avec ses collègues sous l’appui du professeur Naboyi qui sera tué chez lui lors d’un braquage nocturne, avant le jour précis de son entretient avec Ajmer pour lui servir de mentor. 


La nouvelle de la mort de ce professeur tant écouté, aimé et respecté par les étudiants, relèvera des soupçons sur l’expulsion d’Ajmer. Se mettant en route pour annoncer ladite nouvelle à ces collègues, Ajmer croisera un groupe de crieur armé de toute sorte d’outils et des banderoles. Sans doute une revendication au cours de laquelle il retrouve quelques-uns de ses collègues morts et d’autres gravement blessés dans la route. Le lendemain de la manifestation, Ajmer regrette son acte. Il met une croix sur la fac, et pense à refaire sa vie en s’intégrant dans la société par le biais d’un emploi. Et aussitôt qu’il ait constitué son dossier pour une demande d’emploi, il s’en va le déposer quelque part où il est reçu par une dame qui lui demande de l’argent après qu’elle ait ouvert l’enveloppe qu’Ajmer lui avait tendu. C’est de là, que  s’ouvre une nouvelle page d’histoire pour Ajmer. Mais aura-t-il vraiment la chance de travailler ?  


REGARD SOCIAL